ATTENTION : Rappel des consignes syndicales : contactez-nous !

ATTENTION: Nous avons eu écho que des consignes contradictoires étaient diffusées aux auxiliaires : contactez-nous au moindre doute et lisez attentivement ce message.

Pourquoi le SÉtuE soutient-il la grève étudiante ?

Parce que le gouvernement prévoit une hausse massive des frais de scolarité; près de 1625 $ en cinq ans, au rythme de 325 $ de plus par année, cumulatifs pendant cinq ans. Cette hausse, combinée à la précédente, de 500 $ supplémentaires entre 2007 et 2012, constitue une augmentation de la facture étudiante de 127 %, c’est-à-dire que les frais de scolarité auront plus que doublé en 2017.
Parce que les modifications de l’Aide Financière aux Études annoncées par le gouvernement ne sont que poudre aux yeux : compensation pour les coûts de système engendrés par la hausse à même les revenus prévus par la hausse des frais de scolarité. Sur les 118 millions $ annoncés, 116 proviennent directement de la poche des étudiantes et des étudiants.
Parce que l’accessibilité à l’éducation est un droit non négociable et que seule la gratuité scolaire peut la garantir.
Parce que le mouvement étudiant a déjà exercé en vain de nombreux moyens de pressions différents depuis l’annonce de la nouvelle hausse afin de faire reculer le gouvernement.
Le SÉtuE tient donc à féliciter les étudiantes et étudiants de l’AFESPED, l’AFESH, l’AFELC, l’AESS, l’ADEESE et l’AFEA en grève générale illimitée !

Pas de mandat de grève pour le SÉtuE toutefois

Lors des dernières assemblées générales du SÉtuE, les membres se sont prononcés contre la hausse des frais de scolarité et en faveur de la gratuité scolaire. Les assemblées générales ont également décidé de soutenir le mouvement étudiant et d’inviter les membres du SÉtuE à participer activement aux mobilisations étudiantes !
L’assemblée générale du SÉtuE ne nous a toutefois donné aucun mandat de grève. La grève étant définie ainsi à l’article 1 g) du Code du travail : « la cessation concertée de travail par un groupe de salariés ». Par exemple, même un arrêt concerté de travail de 10 minutes peut entraîner une sanction, car il s’agit d’une grève illégale. Vous devez donc vous rendre au travail et vous devrez être payé.

CONSULTEZ ces trois cas types d’auxiliaires de recherche et d’auxiliaires d’enseignement pendant la grève étudiante, qui détaille et illustre nos droits et obligations. Contactez-nous si vous avez le moindre doute ! Certains départements envoient de fausses consignes ou des directives pas claires: n’hésitez pas à nous demander des confirmations ! (poste 3234)

Et s’il y a un blocage ?

En cas de blocage, nous vous rappelons que vous êtes en droit d’exiger un accès sécuritaire ainsi que des conditions normales d’étude et de travail. La Loi sur la santé et la sécurité du travail, par son article 2, oblige l’employeur à fournir un milieu de travail sécuritaire à ses travailleurs. Cet article 2 se lit comme suit : « la présente loi a pour objet l’élimination à la source même des dangers pour la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs ».
Ce que la directive signifie en clair, c’est que vous devez obligatoirement tenter de vous rendre au travail. Si vous constatez (raisonnablement) que ceci n’est pas possible vous devez en aviser votre superviseur et vous n’êtes pas tenu à plus. De plus, comme vous étiez disponible pour travailler et que vous avez tenté de vous rendre à votre lieu de travail, vous devrez être payée. Prenez des notes sur ce que votre supérieur vous dira, quand et à quelle heure; si vous avez des témoins, c’est parfait.

Et toujours: lutte contre la précarisation des étudiant-es employé-es !

Article 7.05 de notre convention collective : « Aucune prestation de travail ne peut débuter avant la conclusion d’un contrat d’emploi ».

Article 12.02 : « Le salaire de la personne étudiante salariée lui est versé au plus tard un mois après le début de son emploi et à tous les deux jeudis par la suite ».

Dans tous les cas, en cas de doute contactez-nous !

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