Bilan de la campagne d’allégeance dans les cégeps – La FNEEQ renforcée

MONTRÉAL, le 14 oct. /CNW Telbec/ – Au terme de la période qui a mené bon nombre de syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégep à choisir une nouvelle affiliation syndicale, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) renforce sa position stratégique et confirme son rôle de leader.

La FNEEQ regroupe maintenant 17 000 profs de cégep répartis dans 46 syndicats, ce qui représente 84% du personnel enseignant dans les cégeps.

Des dix-sept syndicats que comptait la Fédération autonome du collégial (FAC) avant 2006, onze sont maintenant affiliés à la FNEEQ, soit le personnel enseignant des cégeps de Valleyfield, de Lionel-Groulx, de Dawson, de Centre d’études collégiales de Baie-des-Chaleurs, de Vanier, d’André-Laurendeau, d’Abitibi-Témiscamingue, de Rosemont, de Jonquière, d’Heritage et du Centre d’études collégiales en Charlevoix. Cela représente 82% des membres auparavant affiliés à la FAC.

Faire face à la prochaine négociation plus nombreux et plus unis

Qu’un grand nombre de profs de cégep aient choisi de s’affilier à la FNEEQ-CSN n’est certainement pas étranger au fait que la fédération a démontré sa capacité de mener des batailles pour l’ensemble des enseignantes et des enseignants du réseau collégial.

« Nous envisageons la ronde de négociations qui s’amorce avec beaucoup de détermination », déclare le président de la FNEEQ-CSN, Jean Trudelle.

Une intégration réussie des nouveaux syndicats affiliés

Les syndicats nouvellement affiliés ont déjà pris part à diverses activités de la FNEEQ. Cette semaine, lors de la réunion du regroupement cégep, tous les syndicats adopteront le cahier de demandes sectorielles. De plus, le regroupement cégep procédera à l’élection de membres pour compléter son équipe de négociation et de mobilisation. Ces postes sont ouverts à tous les syndicats.

Comptant maintenant 46 syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégep, la FNEEQ poursuivra avec encore plus de force son travail d’amélioration des conditions de travail des profs de l’ensemble du réseau collégial.

Déjà les activités de mobilisation ont donné des résultats concrets concernant le dossier de la profession enseignante où un portrait de la tâche a été convenu en comité paritaire. La mobilisation dans tous les syndicats a aussi donné lieu à la mise en place d’un comité regroupant des représentantes et des représentants de la FNEEQ, du ministère de l’Éducation et de la Fédération des cégeps pour analyser et trouver des solutions aux problèmes du sous-financement de programmes à faibles effectifs, situés en région. « Il est primordial d’assurer le maintien, en région, d’une offre dynamique de formation. Nous avons besoin d’une approche globale et structurante, qui permette aux cégeps de région de souffler un peu et de se développer. Nous devons, comme société, faire face à ces défis et y apporter des solutions, » poursuit Jean Trudelle

Enseigner au cégep relève de l’enseignement supérieur

Le réseau collégial est un fleuron du système d’éducation québécois, il relève de l’enseignement supérieur. C’est une reconnaissance réelle que la FNEEQ veut obtenir, tant d’un point de vue salarial qu’au niveau de l’organisation du travail. La tâche enseignante s’est considérablement alourdie au fil des années et il est devenu urgent de corriger la situation, de telle sorte que les cégeps puissent continuer à offrir un enseignement de qualité. Pôles culturels et économiques irremplaçables, les cégeps jouent un rôle majeur dans le développement et le dynamisme de la société.

Les cégeps ont grandement contribué à hausser le taux de scolarisation, à diversifier et à multiplier les perspectives d’avenir des jeunes et des adultes, et ce, sur l’ensemble du territoire québécois. Le réseau reste garant d’un accès universel à l’enseignement supérieur partout et pour tous : son apport est unique. « Il est d’une importance cruciale que le gouvernement reconnaisse le rôle vital joué par le personnel enseignant et assure un financement qui leur permette de continuer à offrir un enseignement de qualité, » conclut Jean Trudelle.

La FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

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