Canoë : Le CPQ veut libéraliser les frais de scolarité

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a annoncé lundi qu’il profitera de la Commission parlementaire sur la gouvernance des universités qui débute 1er septembre pour rouvrir le débat sur la libéralisation des droits de scolarité.

À l’instar du Groupe de travail sur la tarification des services publics, le CPQ souhaite libéraliser les droits de scolarité selon les secteurs disciplinaires afin de prendre en compte les différences dans les coûts de formation.

« Un étudiant en lettres paie à 40% le coût de sa formation tandis qu’un étudiant en optométrie ou en médecine vétérinaire paie dans une infime proportion sa formation », fait valoir le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval.

Le CPQ souhaite que cette libéralisation des frais de scolarité soit mise en place dès 2012. Le gouvernement du Québec refuse toutefois pour le moment de se prononcer sur cette proposition.

« Nous nous sommes engagés en 2007 à hausser de 50 $ par session et cela jusqu’en 2012 les droits de scolarité. Pour le moment, notre engagement demeure le même pour 2012 », précise prudemment l’attaché de presse de la ministre de l’Éducation, Jean-Pascal Bernier.

La libéralisation : « une atteinte à l’égalité des chances »

La Fédération universitaire étudiante du Québec (FEUQ) s’est insurgée lundi contre cette dérèglementation.

« La libéralisation des droits de scolarité est une atteinte directe à l’égalité des chances, à l’équité intergénérationnelle et à l’accessibilité aux études, particulièrement en région. D’emblée, elle constituerait un obstacle majeur à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée », mentionne par voie de communiqué le président de la FEUQ, Jean Grégoire.

Le Conseil du patronat du Québec regroupe plusieurs grandes entreprises québécoises et de nombreuses associations patronales.

Consultez l’article intégral de Julie Charette de l’édition du 17 août 2009 de Canoë.

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