Chargé-es de cours de l’Université de Montréal – Une première demi-journée de grève le 15 février

MONTRÉAL, le 10 févr. /CNW Telbec/ – À la demande insistante du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM-FNEEQ-CSN), les porte-parole de l’institution ont finalement remis le « dépôt global » de ses propositions, qui s’avère être une coquille vide. « En fait, d’indiquer le président du syndicat, Francis Lagacé, il s’agit davantage d’un document de reculs sur les conditions actuelles et de refus des demandes auxquelles nous tenons le plus. »

Les offres patronales ont été remises au syndicat le 8 février, lors de la 17e rencontre de négociation entre les parties, soit la troisième en présence du conciliateur. Seuls quelques progrès des plus modestes peuvent être envisagés en ce qui concerne entre autres la santé-sécurité, la formation professionnelle et le perfectionnement et l’intégration pédagogique.

En conséquence, le syndicat procédera, conformément au mandat que lui ont confié ses membres lors de l’assemblée générale du 31 janvier, à une première demi-journée de grève. Celle-ci aura lieu le lundi 15 février, de 13 à 17 h. Les chargé-es de cours avaient alors mandaté le comité exécutif de leur syndicat, dans une proportion de 71 %, « de déclencher des moyens de pression gradués, au besoin, pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun ».

Demandes, refus et reculs

Les chargé-es de cours ne demandent pas la Lune. Ils veulent exercer leur profession, qu’ils aiment par-dessus tout, dans des conditions décentes, en étant rémunérés raisonnablement. C’est pourquoi, une de leurs principales revendications est que la taille des groupes dans leurs cours soit contrôlée. Présentement, celle-ci augmente sans cesse de sorte que la qualité de l’enseignement s’en trouve affectée. Le temps alloué à chaque étudiant s’en trouve réduit alors que les heures passées à corriger et à répondre aux nombreux courriels, notamment, s’allongent.

L’attribution des cours constitue une autre demande prioritaire pour ces enseignants puisque leur gagne-pain en dépend. L’Université veut pourtant que la ou le chargé-e de cours qui se désiste d’une charge de cours après avoir signé son contrat d’engagement voit son pointage (qui sert à établir l’ancienneté) réduit de 50 %. C’est bien mal connaître la réalité des travailleuses et travailleurs précaires qui doivent postuler auprès de plusieurs employeurs à la fois et ont ensuite à faire des choix déchirants. Et lors d’un deuxième désistement, l’Université propose qu’elle ou il perde son lien d’emploi. Rien de moins.

En ce qui concerne les coachs et les accompagnateurs vocaux de la Faculté de musique (lettre d’entente numéro 11), l’employeur refuse tout simplement de les inclure dans la définition de chargées ou chargés de cours.

Pour ce qui est des clauses pécuniaires, les porte-parole de l’Université ont verbalement offert aux chargé-es de cours 2 % d’augmentation sur tous les aspects financiers, ce qui mêle les salaires à un ensemble d’autres choses (3 % si tout allait très bien pour l’institution, a t-on dit), l’augmentation étant répartie sur trois ans, rattrapage compris. Les demandes syndicales s’établissent à 12 % réparties sur trois ans, plus un rattrapage salarial de 7,7 % également étalé sur trois ans.

En résumé

Voici, en résumé, les principales demandes du syndicat et les réponses de l’administration :

– Taille des groupes-cours : refus
– Accès au travail (attribution) : recul
– Salaire : recul
– Musique : recul
– Retraite : recul
– Exonération des frais de scolarité : refus

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