Cyberpresse : Négos dans le secteur public: rencontre au sommet en vue

(Québec) Les dirigeants du Front commun intersyndical et la ministre Monique Gagnon-Tremblay ont convenu de se rencontrer. Ils tenteront d’aplanir le terrain devant mener au renouvellement des conventions collectives dans le secteur public.

Ils se réuniront pour laisser le maximum de chances à la négociation, mais sans trop se faire d’illusions, doit-on comprendre. L’invitation a été lancée hier par la présidente du Conseil du trésor, le jour même où les représentants du Front commun ont fait part de leur insatisfaction générale.

Ils ont soutenu être les «boucs émissaires» du Plan de retour à l’équilibre budgétaire du gouvernement Charest. L’objectif de ramener la hausse des dépenses de 4,6 % à 3,2 % se fait «sur le dos» des salariés, a dénoncé Michel Arsenault, de la FTQ.

Lucie Martineau, du Secrétariat intersyndical des services publics, a fait valoir qu’il est anormal que des enseignants veuillent quitter leur métier, que des infirmières hésitent à intégrer le réseau public et que la fonction publique soit parfois aux prises avec des difficultés de recrutement. «La balle est dans le camp du gouvernement», a déclaré Mme Martineau.

Louis Roy, de la CSN, veut croire qu’il est encore possible de parvenir à une entente d’ici le 31 mars, date à laquelle les actuels contrats de travail viennent à échéance.

Mais les négociateurs syndicaux – ceux qui sont en premières loges – sont plus pessimistes que lui. «La marche est haute en maudit pour trouver un palier commun d’entente», a laissé tomber Michel Parenteau, coordonnateur des négociations à la FTQ.

Déficit zéro

Le Front commun exige le report du retour à l’équilibre budgétaire pour permettre une bonification de l’offre gouvernementale. Le gouvernement s’y refuse. L’objectif du déficit zéro en 2013-2014 demeurera, dit-on.

Au nom des 475 000 salariés qu’il représente, le Front commun réclame 11,25 % d’augmentation sur trois ans.

Le Conseil du trésor propose 7 % sur cinq ans, dont 5 % en hausse salariale, ainsi qu’un mécanisme de bonification lié à la croissance économique que les syndicats comparent à une «loto».

Consultez l’article intégral de Jean-Marc Salvet de l’édition du 17 février sur Cyberpresse.

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