Débat sur la dérèglementation des frais de scolarité – « Les jeunes adéquistes en manque d’attention! »

MONTREAL, le 22 août /CNW Telbec/ – Les associations membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), ainsi que la Post-Graduate Student’s Society de McGill (PGSS), la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES) et l’Association étudiante du secteur des sciences de l’UQAM (AESSUQAM) mettent en garde les jeunes adéquistes sur leur proposition de déréglementer les frais de scolarité. « En cette période de crise économique, il est hasardeux de proposer des mesures qui tendent à appauvrir les familles de la classe moyenne et les étudiants simplement pour se faire du capital politique », a affirmé le président de la FEUQ, Jean Grégoire.

« Plutôt que de reprendre les propositions indigestes du Conseil du patronat et de l’Institut économique de Montréal, la Commission jeunesse de l’ADQ devrait plutôt écouter les étudiantes et les étudiants du Québec et faire preuve d’une vision progressiste de l’éducation », a poursuivi Jean
Grégoire.

C’est sans aucun doute la classe moyenne et les familles moins nanties qui feront les frais d’une dérèglementation des droits de scolarité. A preuve, à l’Université de Guelph, on a assisté à une baisse de 40 % de la participation des étudiants issus de milieux pauvres suite à la dérèglementation. Quant à l’Université Western, la proportion d’étudiants en médecine dont le revenu de leurs parents était inférieur à 60 000 $ est passée de 35,6 % en 1997 à 14,9 % en 2000.

Une étude du MELS a démontré qu’avec dégel actuel, le Québec perdra entre 6 000 à 13 000 diplômés universitaires. Une déréglementation ne ferait qu’accentuer ce phénomène alors que le Québec a besoin du plus de diplômés possible pour faire face aux défis de la société du savoir et du choc
démographique avenir.

Avec la FEUQ, la PGSS, la CADEUL, l’AELIES et l’AESSUQAM ce sont plus de 175 000 étudiantes et étudiants qui prônent une meilleure accessibilité aux études universitaires.

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