Des tonnes de travaux à corriger! Les profs de cégep dénoncent la situation

MONTRÉAL, le 29 avr. /CNW Telbec/ – Excédés par une offre patronale nettement insuffisante reçue en début de semaine, les enseignantes et les enseignants de cégep des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) manifestent aujourd’hui pour dénoncer la lourdeur de leur tâche et rappeler à la ministre de l’Éducation qu’il y a des problèmes urgents à régler dans l’enseignement collégial.

« Il y a dix ans que la situation se dégrade et que les ministres qui se sont succédé restent sourds à nos représentations. On ne doit pas se surprendre que nous soyons près d’un point de rupture », explique Jean Trudelle, le président de la FNEEQ-CSN.

Si la prestation de cours est l’aspect le plus apparent de la tâche des profs, la préparation des cours, l’encadrement individuel des étudiantes et des étudiants ainsi que la correction des travaux sont tout autant essentiels.

« Au cours d’une session, une enseignante ou un enseignant qui donne quinze heures de cours à 160 étudiantes et étudiants consacre aussi une dizaine d’heures à la préparation des cours et près de 25 heures à la correction des travaux. Et cela, c’est sans compter l’encadrement individuel et les réunions départementales. Travailler 50 heures par semaine, c’est beaucoup trop! » indique Micheline Thibodeau, vice-présidente de la FNEEQ-CSN.

C’est ainsi qu’afin de tenir compte de la charge réelle de travail, la FNEEQ réclame que l’on accorde davantage de valeur à l’encadrement et à l’évaluation. Les enseignantes et les enseignants affiliés à la FNEEQ revendiquent la limitation du nombre de cours différents pouvant être confiés à chaque prof ainsi que la diminution du nombre d’étudiantes et d’étudiants dans les classes.

« Il va de soi que l’amélioration des choses passe par un véritable ajout de ressources pour l’enseignement », ajoute Jean Trudelle.

Une étude paritaire convenue en mars 2008 au sujet de la profession enseignante au collégial démontre clairement que la tâche d’enseignement, qui s’est complexifiée de façon importante, a beaucoup augmenté, entre autres, à cause de la façon d’évaluer, des changements technologiques et de l’hétérogénéité croissante des étudiantes et des étudiants.

« On veut améliorer l’encadrement que nous pouvons offrir aux étudiantes et aux étudiants afin de favoriser leur réussite », conclut Jean Trudelle.

La FNEEQ représente 85% de l’ensemble du personnel enseignant des cégeps, réparti dans 46 syndicats. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

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