Enfants sans-papiers et accès à l’école

Tiré du site du groupe Solidarité Sans Frontières et du collectif Éducation Sans Frontières :

ON LÂCHE TOUJOURS PAS: TOUS LES ENFANTS DOIVENT AVOIR ACCÈS À L’ÉCOLE GRATUITE AU QUÉBEC …
RASSEMBLEMENT ET MANIFESTATION

À deux reprises au cours de l’hiver et une fois encore avec l’arrivée du printemps, le Collectif éducation sans frontières et ses alliés ont assisté aux conseils des commissaires de la Commission scolaire de Montréal qui se réunit tous les mois. Nos revendications ont été les mêmes à chacune de ces trois audiences. Invariablement, nous avons demandé que l’accès à l’école gratuite soit effectif pour tous les enfants, y compris ceux qui n’ont pas de statut. Et comme les commissaires font la sourde oreille, nous avons varié les formes, jamais le fond.

Lors de la première audience, nous avons porté à la connaissance officielle des commissaires de la plus grande commission scolaire de Montréal le problème de la non-scolarisation de plusieurs milliers d’enfants résidant sur son territoire. Dès la seconde audience, puisque nous travaillons visiblement plus vite que les commissaires sur cette question urgente, nous avons présenté des propositions claires et simples pour permettre à tous les enfants résidant à Montréal d’accéder à l’école gratuitement, indépendamment de leur statut migratoire ou de celui de leurs parents et tuteurs. Cette seconde intervention se voulait être une réponse au discours devenu refrain des commissaires qui se disent “sensibles au fait que tous les enfants devraient avoir le droit d’aller à l’école”, tout en soutenant qu’ils et elles ne peuvent rien faire.
À l’occasion de notre troisième intervention à l’audience des commissaires, la présidence a cru bon de nous refuser la possibilité d’une audience. Nous sommes malgré tout venus et intervenus, lors de la période de questions du public. Cette fois, nos revendications ont été entendues par plus d’une quarantaine d’élèves invités à jouer les “commissaires d’un jour” par la CSDM. A notre grand regret, ces élèves n’ont pas eu droit à la parole dans ce qui nous apparait de plus en plus comme un simulacre de “démocratie scolaire”. Il était cependant clair, à nos yeux comme à ceux du public alors présent, que nombre de ces “commissaires d’un jour” se sont exprimés gestuellement en faveur de nos revendications. Prise dans ses contradictions internes, la présidence a peiné à justifier une fois de plus son inaction. Et tant qu’elle continuera à chercher justification là où nous demandons de l’action, nous serons là. Cette situation ne durera pas en silence une année de plus.