Impact Campus : La CADEUL et l’AELIÉS présentent leurs plans

La CADEUL sera appelée dans les prochains jours à présenter officiellement son mémoire devant la Commission de l’éducation de l’Assemblée nationale. «On est contre le fait que le mode de gestion soit imposé par la ministre. On veut que les universités conservent leur autonomie par rapport au mode de fonctionnement», explique la présidente de l’association. «Les universités ont déjà des mesures de contrôle, il y a déjà une reddition de comptes», poursuit-elle, en faisant allusion aux récentes contributions d’Hydro-Québec à des collèges privés, ce que la loi, selon elle, ne préviendrait pas.

Rappelons que le projet de loi 38 propose une structure définie pour les conseils d’administration des universités québécoises (en précisant des quotas de membres internes et externes) et demande la mise en place d’indicateurs de performances pour le réseau universitaire, présentés régulièrement à l’Assemblée nationale. Mme Poirier déplore que les consultations publiques du projet de loi aient eu lieu durant l’été, alors que les étudiants ne peuvent y assister. De plus, elle compare cette mesure à un remède déplacé pour le système d’éducation post-secondaire, qui souffre selon elle d’un plus grave problème : le sous-financement des universités.

L’enjeu principal pour les associations sera donc de mobiliser les étudiants. Au sein de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) et en collaboration avec l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), les regroupement lavallois ont mis en place un site Web visant à vulgariser les projets de lois 38 et 44. De même, du côté de l’AELIÉS, la thématique de la gouvernance devrait faire l’objet d’une chaire publique à l’automne. Parmi les autres sujets abordés, mentionnons l’énergie nucléaire et le multiculturalisme québécois.

LPU
Toujours en tête des préoccupations des deux organisations, le projet de laissez-passer universel (LPU) est en passe d’être présenté aux étudiants à l’automne. «Les étudiants seront invités à contribuer financièrement, à raison d’entre 50 et 60 dollars par session d’automne et d’hiver», projette Sylvain Mercier, président de l’AELIES. Pour ce faire, un référendum devrait être tenu en octobre, prévoit Barbara Poirier.

Au niveau lavallois
En parlant de la récente augmentation des frais institutionnels obligatoires (FIO) de 23$, Tetia Bayoro, vice-présidente aux communications de l’AELIÉS analyse la situation sous deux angles, celui d’administratrice (sa formation), et celui d’étudiante : «Nous allons demander plus de transparence que ce qu’il y a déjà». Mme Bayoro explique que l’AELIÉS considère que la dernière augmentation de ces frais s’est faite avec des «motifs flous» et veut empêcher ce genre de décisions, qualifiée d’«entourloupette».

Dans le cas du système Capsule, la CADEUL proposera sous peu aux étudiants une pétition, demandant à l’administration «des consultations larges et continues pour les projets d’infrastructures et d’informatique», dans l’esprit d’un amendement étudiant proposé au Conseil universitaire en mai dernier. La pétition, comme l’amendement le faisait, demande à l’administration de reconnaître son erreur dans le cas du nouveau système de gestion des études.

Consultez l’article intégral de François Gagnon de l’édition du 1er septembre 2009 de Impact Campus.

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