Journée portes ouvertes: L’arrogance de l’administration de l’UQAM

Le SÉTUE refuse que le travail des employé-e-s étudiant-e-s soit perçu comme facultatif ou superflu. Notre travail est nécessaire pour le fonctionnement des activités universitaires et il est grand temps que l’UQAM accepte de le reconnaître! Le travail bénévole, tant lors de la journée des portes ouvertes que dans d’autres occasions, est inacceptable. 

L’université utilise, à juste titre, l’ouverture sur le monde, l’implication, le militantisme et l’engagement de sa communauté pour mettre en valeur le dynamisme de l’établissement. Toutefois, elle s’entête dans une logique antisyndicale en faisant tout pour retarder les pourparlers lors des négociations avec les syndicats. La condescendance de l’administration uqamienne est encore plus grande envers le SÉTUE, le syndicat des étudiant-e-s employé-e-s, qu’elle aborde avec un ton souvent paternaliste, et dont elle refuse de reconnaître l’importance du travail pour le bon fonctionnement de la recherche et de l’enseignement.

La présidente du conseil d’administration de l’UQAM* se plaignait du salaire trop bas du rectorat  dans les médias qui était, pour donner une idée du salaire du poste de recteur ou rectrice à l’UQAM, de 197 374$ en 2015-2016. Pendant ce temps, l’administration continue de mépriser le travail des employé-e-s étudiant-e-s et de faire tout en son pouvoir pour garder les salaires le plus bas possible. Le salaire annuel moyen des membres du SÉTUE était de 2638$ en 2017, tandis que le salaire médian était de 1289$. De plus, à titre comparatif, les auxiliaires d’enseignement à l’université McGill touchent 29,33$ l’heure (peu importe le niveau d’études), tandis qu’à l’UQAM, le même travail est rémunéré à un taux de 21,62$ pour les gens à la maîtrise et de 23,75$ au doctorat.

En plus de ne pas reconnaître et de ne pas appliquer comme il se doit la convention collective signée avec le SÉTUE en 2016, l’université multiplie les demandes d’exemptions particulières, faisant fi du rôle que devrait jouer une convention signée dans l’amélioration des relations de travail.

Le fait d’avoir un double statut, en étant aux études tout en travaillant, ne doit pas servir d’excuse pour justifier la précarité et les conditions de travail injustes. C’est le travail des auxiliaires d’enseignement qui permet d’améliorer la qualité de l’éducation dont bénéficie les étudiant-e-s de 1er cycle. C’est aussi le travail des auxiliaires de recherche qui permet aux professeur-e-s de travailler sur d’importants projets de recherche faisant rayonner l’UQAM partout dans le monde. De plus, le salaire des membres du SÉTUE est aussi une façon de financer leurs études; ainsi, en n’accordant pas de bonnes conditions de travail, c’est la poursuite de leurs études supérieures qui est menacée. Si l’UQAM a vraiment à cœur la réussite de ses étudiant-e-s, que ce soit au baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat, elle devrait accepter de leur donner de bonnes conditions de travail et de bonnes conditions salariales.

Le SÉTUE refuse que le travail des employé-e-s étudiant-e-s soit perçu comme facultatif ou superflu. Notre travail est nécessaire pour le fonctionnement des activités universitaires et il est grand temps que l’UQAM accepte de le reconnaître!

*Lise Bissonnette a récemment démissionné de son poste. 

(Le présent texte a été diffusé dans le cadre de la journée Portes ouvertes 2018 de l’UQAM) 

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