Les grévistes souhaitent la bienvenue au directeur des musées

OTTAWA-GATINEAU, le 22 sept. /CNW Telbec/ – Les grévistes du Musée des civilisations et du Musée de la guerre souhaitent la bienvenue à Victor Rabinovitch, le grand patron des musées, qui revient aujourd’hui d’un long voyage au Japon. M. Rabinovitch était donc à l’extérieur du pays durant la période critique des négociations entre l’AFPC et l’employeur.

Pendant son absence, des centaines de personnes ont envoyé un courriel à M. Rabinovitch le pressant de négocier un contrat équitable avec le personnel des musées. Sa réponse? Un message automatisé : « Je suis absent de mon bureau ».

Les 420 employées et employés, qui sont représentés par l’Alliance de la Fonction publique du Canada, demandent les mêmes protections que celles dont bénéficient d’autres travailleuses et travailleurs fédéraux dans la région d’Ottawa-Gatineau. Leur employeur, la Société du Musée canadien des civilisations (SMCC), refuse de les traiter équitablement et de leur accorder des protections contre la sous-traitance.

L’an dernier, le taux d’achalandage et les revenus du Musée des civilisations et du Musée de la guerre ont été plus élevés que dans tous les autres musées de la région de la capitale nationale.

Le salaire de Victor Rabinovitch est de 20 % supérieur à celui des autres PDG de musées dans la région (236 200 $ par année avec une prime au rendement maximale de 61 400 $). Par contre, le personnel de ces deux musées gagne moins que les employés des autres musées dans la région de la capitale nationale, parfois jusqu’à 40 % de moins.

« En l’absence de M. Rabinovitch, la SMCC colporte de fausses informations sur « l’offre spéciale » qu’elle a présentée à l’équipe de négociation vendredi matin », déclare Maria Fitzpatrick, la vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC pour la RCN. « L’employeur prétend avoir offert une augmentation salariale de 15 %, ce qui est absolument faux. Il s’agirait plutôt d’une hausse de 7 % répartie sur quatre ans, ce qui est loin d’être suffisant pour éliminer l’écart salarial qui existe entre les travailleuses et travailleurs des différents musées de la région », ajoute-t-elle.

« Nous voulons être traités équitablement, affirme Mélissa Ferland, une actrice professionnelle qui travaille au Musée des civilisations. Nous avons droit aux mêmes avantages et conditions de travail que les employés des autres musées de la région. Nous sommes passionnés par notre travail et nous nous soucions beaucoup de la réputation des musées. Tout ce que nous voulons, c’est un contrat équitable pour que nous puissions recommencer à travailler et subvenir aux besoins de nos familles. »

Les négociations avec la SMCC, qui avaient commencé en avril, ont été rompues en août. Le 27 août, les travailleuses et travailleurs ont voté à 92 % pour la grève. Des séances de médiation ont eu lieu les 16, 17 et 18 septembre et l’employeur a refusé d’aborder les préoccupations fondamentales de nos membres, notamment au chapitre des salaires et de la sous-traitance. Il a aussi tenté d’obtenir d’importantes concessions.

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