Les lock-outés du Journal de Montréal ont apprécié la réaction quasi unanime suscitée par la charge antisyndicale de Pierre Karl Péladeau

Un mot remis au président de BMO

MONTRÉAL, le 3 févr. /CNW Telbec/ – Profitant d’une manifestation devant le siège social de Quebecor ce matin, les 253 lock-outés du Journal de Montréal ont rendu une visite au président de BMO, Jacques Ménard, pour lui remettre une lettre dans laquelle ils le remercient de l’intervention qu’il a faite en réaction à la récente charge antisyndicale de Pierre Karl Péladeau.

En marge de la rencontre économique du premier ministre Charest, qui réunissait entre autres gens d’affaires et syndicalistes, l’héritier de l’empire Quebecor, absent du forum, en a surpris plus d’un en vilipendant les syndicats. Outre l’ADQ, les commentaires de ce dernier ont suscité l’unanimité et ils ont été nombreux à dénoncer ses propos. Les membres du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM-CSN), qui ont été jetés sur le trottoir il y a plus d’un an, sont bien placés pour savoir qu’en matière de relations de travail, leur patron est très mal placé pour faire la leçon. Au cours des 14 dernières années, pas moins de 14 syndicats ont été mis en lock-out par le dirigeant de Quebecor.

Dans la missive, les lock-outés remercient Jacques Ménard pour « avoir osé dire tout haut ce que nous crions depuis le début : Pierre Karl Péladeau vit dans un univers parallèle, sans lien avec la réalité. Un univers qui répond à ses règles propres. Ses règles à lui. Voyez la façon dont Vidéotron fait à sa tête pour planter ses antennes, contournant les règles d’Industrie Canada. Enfin, nous sommes désolés que vous vous soyez retrouvé sans le vouloir au beau milieu de notre conflit et nous voulions vous offrir, au nom de notre employeur, nos plus plates excuses pour son comportement plus que cavalier, qui a jeté de l’ombre sur votre sommet. D’ailleurs, s’il vous était possible de transmettre ces excuses à tous les participants, ce serait apprécié. »

Les lock-outés du Journal de Montréal étaient rassemblés devant Quebecor pour demander de nouveau le retour de leur employeur à la table de négociation avec l’ouverture nécessaire pour mettre fin au conflit de travail.

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