Lettre à la Vice-rectrice au soutien académique concernant le plan financier pour la réembauche des auxiliaires d’enseignement

Madame Diane Demers,
Vice-rectrice au soutien académique et à la vie étudiante

Objet : Plan financier pour la réembauche des auxiliaires d’enseignement

Le Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM s’inquiète de l’absence de plan financier pour la réembauche des auxiliaires d’enseignement lors de la reprise des cours. Les contrats des correcteurs et correctrices, des démonstrateurs et démonstratrices, moniteurs et monitrices pour la session d’hiver 2012 étaient réputés se terminer le 4 mai 2012, date de remise des notes.

Tous les contrats devront être renouvelés lorsque la grève étudiante prendra fin. Les auxiliaires d’enseignement seront alors libres d’accepter le renouvellement de leurs contrats, si ils ou elles sont disponibles à l’emploi, ou bien de décliner le renouvellement de leurs contrats (sans avoir besoin de justifications). Si des contrats demeurent non attribués, les départements pourront avoir recours à leurs banques de candidatures (art. 8.02 et 8.03 de notre convention collective) ou devront réaffichés les postes de plus de 20 heures (art. 8.01).

Rappelons que cette procédure, conforme à notre convention collective, n’est pas nouvelle ; elle avait déjà été suivie lors de la grève des professeur-e-s de 2009. Elle ressemble par ailleurs beaucoup à la procédure de renouvellement de contrats des chargé-e-s de cours de cours.

Le SÉtuE tient à alerter l’Employeur sur la nécessité d’annoncer rapidement un plan financier de réembauche des auxiliaires d’enseignement. D’une part, ces emplois sont indispensables au fonctionnement des activités pédagogiques de l’Université. L’UQAM reconnaît ainsi que le travail étudiant est « un soutien très important à la mission d’enseignement, de recherche et de création de l’Université » (art. 1.02). D’autre part, les étudiant-e-s des cycles supérieurs, que l’UQAM tient tout particulièrement à soutenir selon son plan stratégique 2009-2014, sont très précaires et comptent sur ces contrats pour poursuivre leurs études dans des conditions décentes.

Le SÉtuE s’attend également à ce que, une fois le financement dégagé, une entente cadre soit conclue avec l’Employeur concernant le renouvellement des contrats, afin d’éviter que des ententes individuelles à la pièce aient lieu. En conséquence, nous réclamons que de l’argent soit rapidement débloqué pour le renouvellement des contrats des étudiant-e-s employé-e-s.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, nous vous prions, Madame Demers, de recevoir nos salutations les plus sincères.

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