L’offre de l’UdeM ne répond pas aux demandes des chargé-es de cours

MONTRÉAL, le 17 mars /CNW Telbec/ – L’offre « finale et globale » déposée hier par l’Université de Montréal ne répond pas aux demandes des chargé-es de cours, estiment les membres du conseil exécutif du syndicat. Cette « offre » sera toute de même soumise aux syndiqué-es du SCCCUM-FNEEQ-CSN jeudi, alors qu’ils seront réunis en assemblée générale.

Le conseil exécutif estime que malgré presque neuf mois de négociation et les concessions proposées par le SCCCUM, l’Université continue, par son « offre », d’ignorer les priorités des chargées et chargés de cours, et persiste à vouloir fragiliser leur situation professionnelle.

Le conseil exécutif du SCCCUM note les faits suivants :

« L’employeur semble déterminé à imposer à nouveau l’arbitraire dans l’attribution du travail. Ainsi, non seulement refuse-t-il l’intégration des coachs et accompagnateurs vocaux à la définition de chargé de cours, mais il propose également que l’université soit totalement libre de répartir les contrats à sa guise aux cycles supérieurs, sans considération pour l’ancienneté.

« Sur l’attribution, les reculs demandés sont nombreux : maintien d’une approche punitive en cas de désistement (perte progressive du pointage, qui disparaît totalement après trois désistements), possibilité d’annuler un cours sans aucune pénalité pour l’Université jusqu’à deux semaines avant le début du cours, affichage tardif envoyé directement aux chargés de cours et non au Syndicat, qui ne pourra donc pas contrôler les erreurs.

Retrait de la reconnaissance de l’ancienneté

« Par ailleurs, il demande un élargissement considérable de la « réserve », en enlevant toute limite au recours aux professeurs retraités, et en y intégrant les « chargés de clinique spécialisés », c’est-à-dire en retirant à tout un groupe de membres du SCCCUM la reconnaissance de l’ancienneté.

« En ‘échange’, l’employeur propose de réduire la taille théorique de la réserve de 15% à 13% (alors que celle-ci n’a jamais concrètement dépassé 11%), de faire passer le forfait pour annulation à 14% (mais en réduisant drastiquement la période durant laquelle un chargé de cours peut en bénéficier) et d’accepter une version très atténuée de la demande du SCCCUM concernant le statut d’emploi.

« Sur les autres priorités des chargées et chargés de cours, l’université reste totalement sourde : une augmentation de salaire de 3,8 % suivie de celle des paramètres gouvernementaux pendant quatre ans (loin du rattrapage de 7,7 % demandé par le SCCCUM), une lettre d’entente sur les auxiliaires d’enseignement qui reprend essentiellement la convention actuelle et n’apporte donc aucune réponse aux préoccupations des chargées et chargés de cours sur la taille des groupes-cours, et le silence complet sur l’accès à la prime de départ à la retraite et sur l’exonération des droits de scolarité.

À l’employeur de montrer qu’il est sérieux !

« Si les moyens de pression engagés par les chargées et chargés de cours ont réussi à pousser l’employeur à enfin dévoiler son jeu, des efforts restent donc à faire pour que celui-ci prenne sérieusement en considération les priorités des membres du SCCCUM. Les chargées et chargés de cours ont fait des concessions (comme sur l’exonération des frais de scolarité, sur les salaires et sur la taille des groupes) à la table de la négociation. C’est au tour de l’employeur de montrer qu’il cherche sincèrement à obtenir un règlement ! »

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