Petits conseils concernant les heures de contrats

La précarité

En tant qu’auxiliaire d’enseignement, la rémunération de notre travail est lié à des contrats ponctuels. Il s’agit d’une situation économique précaire et fragile. C’est pourquoi le budget alloué à l’embauche des auxiliaires d’enseignement est crucial: plus il est élevé, plus il y a de contrats qui peuvent être alloués, et plus il y a de chance que le nombre d’heures de ces contrats soit intéressant.

Malheureusement, ce budget n’est pas créé en fonction de nos besoins, mais plutôt accordé par une université qui tente toujours de réduire ses dépenses. L’UQAM demande donc régulièrement à toute la communauté de se serrer la ceinture, nous incluant dans ce processus.

Le bénévolat caché

Lorsqu’il y a un surplus d’heures travaillées, si le contrat n’est pas renouvelé, cela constitue du bénévolat. Or, plusieurs membres du SÉTUE travaillent sans avoir de salaire, par exemple pour terminer des corrections, ce qui n’est pas approprié. Un contrat de travail a un nombre d’heures déterminé, et la poursuite des corrections doit se faire uniquement lorsqu’un renouvellement de contrat a bien été accepté. Sinon, il est de la responsabilité des professeur-e-s ou chargé-e-s de cours de compléter la correction.

L’augmentation du budget pour les auxiliaires d’enseignement permettrait à plus d’étudiant-e-s d’avoir un contrat de travail lié à leur champ d’études et faciliterait les reconductions de contrats lorsque cela s’avère nécessaire, en plus de réduire la précarité étudiante.

Que faire

La convention collective précise que c’est de la responsabilité de l’étudiant-e employé-e de compter et de vérifier ses heures. Un bon outil pour expliquer à nos superviseur-e-s que l’on a terminé son contrat, c’est de remplir le FORMULAIRE DE MODIFICATION des contrats, prévu par la convention collective à l’article 7.08.

Il permet d’augmenter le nombre d’heures initialement prévu au contrat de correction, avec l’accord du département, afin de vous attribuer le nombre d’heures nécessaire pour terminer le travail convenu.

Si vous vous rendez compte que vous allez manquer de temps pour faire toutes les corrections convenues, vous devez modifier le contrat initial, probablement sous-évalué. Si votre contrat n’est pas modifié (refus du ou de la superviseur-e ou refus du département), vous devez arrêter de travailler. En aucun cas, vous ne devez travailler gratuitement.

L’été arrive …

Saviez-vous que vous pouvez quand même travailler à l’UQAM comme auxiliaire de recherche ou d’enseignement même si vous êtes en session d’absence aux études? Si vous travaillez à l’UQAM cet été, n’hésitez pas à nous contacter, car le SÉTUE ne ferme pas complètement pendant l’été. Nous serons donc toujours là pour répondre à toutes vos questions. Le SÉtuE en profite pour vous rappeler que … nous devons être payé-es pour chaque heure travaillées!

Une petite précision qui a de grandes conséquences: les professeur-e-s et les chargé-e-s de cours sont payé-e-s, et bien mieux que nous, pour faire les corrections dans leurs cours: cela fait partie de leurs tâches. Nous, les auxiliaires d’enseignement, ne faisons que les « libérer » pour quelques heures (et non pour l’ensemble des corrections).