Pour en finir avec les négos : le rôle des membres

Le moment de la fin des négos est difficile à prévoir, mais nous souhaitons tous et toutes que cela se produise alors que nous serons encore étudiant-e-s employé-e-s! Après près d’un an d’âpres négociations et d’intense mobilisation, il n’est pas utopique de commencer à envisager comment se passera le processus d’adoption ou de rejet d’une hypothétique, mais, espérons-le, pas si lointaine, offre de la part de l’employeur. Il est toutefois à noter que la direction de l’UQAM a annulé le dépôt d’une offre qu’elle avait promis pour la semaine précédant la rentrée.

L’assemblée générale (AG) constitue l’instance souveraine qui décidera si ce que nous propose la direction de l’UQAM comme future convention collective est acceptable. Il est donc de la plus haute importance que le plus grand nombre de syndiqué-e-s soit présent : c’est à ce moment que nos conditions de travail pour les prochaines années seront fixées. Bien sûr, le comité de négociation nous présentera un bilan de son travail et son évaluation des gains potentiels de l’entérinement ou du rejet de l’offre, mais ultimement, ce sera à nous d’en débattre. Soyez-y!

Deux issues se présenteront lors de l’AG. Il est possible que l’offre corresponde à ce que nous en espérions. Par contre, si l’offre n’est pas acceptée par l’AG, il faudra discuter et décider des actions à entreprendre : un retour à la table de négociation avec une contre-offre, l’accroissement des moyens de pression, voire l’éventualité d’une grève. Devrons-nous nous inspirer des arrêts de travail ponctuels ou prolongés que le Syndicat des employées et employés de l’UQAM (SEUQAM) et le Syndicat des professeurs et professeures (SPUQ) ont utilisés ou menacés d’utiliser pour nous assurer d’un règlement satisfaisant? Bien que les employeurs présentent fréquemment leurs offres comme des ultimatums, il faut se rappeler que ce n’est que la 3e « offre finale » que le SPUQ a entérinée, ce qui lui a valu ses nombreux gains (dont 145 nouvelles embauches et un rattrapage salarial). S’il est pratiquement impossible d’atteindre les taux de participation des dernières AG du SPUQ, qui dépassaient la barre des 90 %, compte tenu des conditions dans lesquels se retrouvent les employé-e-s étudiant-e-s, nous devrons tout de même venir nombreux à la prochaine AG pour démontrer notre mobilisation et notre cohésion. La tentation pourrait être forte pour le SÉtuE, comme elle l’a été pour le SPUQ, de souscrire à une offre faisant miroiter des augmentations de salaire bien méritées. Toutefois, c’est à l’aune de toutes nos revendications qu’il faudra évaluer l’offre de la direction de l’UQAM, selon celles auxquelles l’AG jugera qu’il ne faut pas renoncer.

Si la session d’hiver a définitivement été celle du SPUQ et que la session d’été a vu un règlement relativement rapide pour le SEUQAM, ferons-nous de la session automnale une saison syndicale aussi mémorable? L’offre de l’UQAM sera-t-elle à la hauteur? Il faudra se présenter à l’AG pour y répondre!

Nancy Turgeon
Employée étudiante

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