Presse-toi à gauche : Une réforme de l’aide financière aux études est nécessaire

L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) réagit fortement à l’avis sur l’aide financière aux études (AFÉ) présenté par le Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFÉ), ainsi qu’aux propos litigieux de la ministre Courchesne concernant l’indexation des prêts et bourses.

Communiqué du 9 septembre

« Une réforme de l’aide financière aux études est nécessaire », affirme Christian Pépin, porte-parole de l’ASSÉ.

« Nous craignons que l’Indice des prix à la consommation prévisionnel soit inadéquat pour indexer suffisamment les frais de subsistance, et que l’indexation de 0,4 % proposé actuellement soit en dessous de l’inflation réelle qui aura cours cette année. Rappelons que l’an dernier, l’aide financière n’avait été indexée que de 1,4 % (selon l’Indice des prix à la consommation prévisionnel), ce qui est moins que l’inflation réelle de 2 %. Ce même gouvernement qui a tenté en 2005 de charcuter les prêts et bourses en plus de hausser les frais de scolarité en 2007 rechigne maintenant à affronter de plain-pied le problème de l’indexation des prêts et bourses, ce qui nuit encore plus aux conditions des étudiantes et étudiants », s’indigne Christian Pépin.

De son côté, l’ASSÉ propose l’indexation automatique des frais de subsistance et appuie l’idée du CCAFÉ d’instaurer un mécanisme annuel d’ajustement du taux prévisionnel à la réalité observée pour l’année de référence. L’ASSÉ réclame également leur hausse au seuil de pauvreté. En effet, le gouvernement estime qu’environ 740 $/mois sont suffisants pour couvrir les besoins de base des étudiants et étudiantes alors que la mesure du panier de consommation fixe mensuellement ces besoins à plus de 1106 $ par mois.

« Et encore, l’indexation n’est que la pointe de l’iceberg. L’aide financière aux études (AFÉ) nécessite une réforme en profondeur, notamment en diminuant l’endettement étudiant par la conversion de prêts en bourses. L’abolition de la prise en compte de la contribution de l’ex-conjoint ou de l’ex-conjointe dans le calcul de l’AFÉ et la reconnaissance de l’autonomie financière dès le départ du domicile familial sont également des éléments clés dans la réforme que nous proposons », rajoute Christian Pépin.

En déployant ces axes de revendications, l’ASSÉ entend s’attaquer aux principales lacunes de l’AFÉ. Plus généralement, un véritable système d’aide financière aux études devrait être à même d’enrayer le phénomène inquiétant du nombre croissant d’heures travaillées hebdomadairement par de plus en plus d’étudiantes et d’étudiants pendant leurs études. En effet, il apparaît que 51 % des étudiantes et 42 % des étudiants travaillent en même temps que leurs études. Cette situation est d’autant plus problématique dès lors qu’on considère que le partage travail-étude est un important facteur d’abandon.

Consultez le communiqué publié dans l’édition du 15 septembre 2009 de Presse-toi à gauche.

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