Quatrième stage en enseignement: La TaCEQ exige une rémunération

QUÉBEC, le 18 févr. /CNW Telbec/ – Les étudiantes et les étudiants en enseignement membres de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) manifestent aujourd’hui avec leurs collègues des autres universités québécoises pour enrayer le traitement discriminatoire dont ils font l’objet. Ces derniers réclament du gouvernement qu’ils soient rémunérés au même titre que les stagiaires de la fonction publique.

« À scolarité et tâche égale, il n’est pas normal que les étudiantes et les étudiants ne soient pas traités également. » affirme Olivier Jégou, secrétaire général de la TaCEQ. En effet, le quatrième stage en sciences de l’éducation implique une mise en pratique des capacités du stagiaire, allant de la construction des cours jusqu’à l’évaluation des élèves. Ainsi, lors de son quatrième stage, l’étudiant en enseignement doit assumer une prise en charge complète de la classe. La situation est d’autant plus scandaleuse que les stagiaires doivent payer leurs frais de scolarité. « Demander à quelqu’un de payer pour réaliser un travail utile et profitable pour la société, c’est pire que de l’exploitation. C’est de l’extorsion pure et simple! » dénonce le secrétaire général.

La TaCEQ tient à rappeler au gouvernement que l’article article 57.4 des Normes du travail prévoit que les activités de formation exigées par l’employeur doivent être rémunérées. « Puisque le gouvernement oblige cette formation et qu’il le principal employeur des enseignantes et des enseignants, il apparaît grotesque qu’il ne respecte même pas ce principe de base valide pour tous les employeurs du Québec », renchérit Olivier Jégou.

Selon les taux de traitements du Conseil du Trésor, un stagiaire qui aurait complété 6 ou 7 sessions d’université devrait être rémunéré à un taux horaire de 14,82 $ ou 15,41$ pour la réalisation de heures travaillées durant son stage « Le gouvernement n’a pas vraiment le choix: soit il continue à opérer une discrimination scandaleuse envers les étudiantes et les étudiants en enseignement, soit il fait les choses dans le respect de ses propres lois. » Termine monsieur Jégou.

La TaCEQ, regroupant la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), le Students’ Society of McGill University (SSMU), le Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) et l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrit aux études supérieures (AÉLIÉS) représente plus de 60 000 étudiantes et étudiants universitaires et est toujours en attente d’une reconnaissance officielle de la part du gouvernement du Québec.

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