Radio-Canada : Accréditation syndicale – Eska se défend

La direction de la compagnie Eaux Vives Water a réagi lundi matin aux allégations de la FTQ qui l’accuse d’avoir cherché à intimider ses employés d’Amos pour les empêcher de se syndiquer.

Selon la direction de l’entreprise, il n’y aurait eu aucune intimidation de la part de l’employeur dans le processus de syndicalisation. Elle affirme plutôt que la réunion qui a eu lieu la semaine dernière visait à informer les travailleurs des arrêts temporaires du temps des Fêtes.

Selon l’entreprise, les employés auraient ensuite profité de l’occasion pour poursuivre la rencontre et discuter de syndicalisation.

Eaux Vives Water déclare vouloir respecter le choix de ses employés.

« C’est certain que l’objectif d’Eaux Vives c’est de maintenir les bonnes relations de travail et de le faire dans le contexte que les employés décideront, bien entendu. Il y a toujours eu une communication transparente et ouverte de la part des gens chez Eska, que ce soit les employeurs ou les employés, et l’intimidation n’a tout simplement pas sa place dans l’entreprise », affirme la porte-parole, Mélissa Desrochers.

Requête en accréditation

Rappelons que la majorité des 35 employés de l’usine d’Amos, la seule où est puisée et embouteillée l’eau Eska, avaient signé la fin de semaine dernière une carte en vue de demander une requête en accréditation auprès du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ). Ceux-ci se plaignaient de changements d’horaires sans préavis, d’heures supplémentaires non rémunérées et de l’impossibilité d’obtenir des vacances annuelles.

La requête avait été déposée lundi dernier. Selon la FTQ, la direction de l’entreprise a réuni les employés dès le lendemain, mardi, pour leur faire part de l’incertitude de la poursuite des activités à la suite des gestes posés par les employés.

Lors de cette réunion, où la possibilité d’une fermeture temporaire ou prolongée a été évoquée, des formulaires de désistement du syndicat ont été offerts aux employés.

Une autre version

Selon le porte-parole d’un comité d’employés qui soutient représenter la majorité, Mario Fortin, ce sont les employés eux-mêmes qui ont convoqué la réunion non pas mardi, mais bien mercredi soir, afin de discuter du bien-fondé de se syndiquer.

M. Fortin soutient que deux membres de la direction se sont présentés à la réunion, même s’ils ne l’avaient pas convoquée, pour y annoncer une interruption temporaire attribuable à un ralentissement de production saisonnier normal. Une trentaine d’employés auraient alors été remerciés en attendant une reprise partielle de production lundi.

M. Fortin affirme que c’est lui et deux collègues qui ont offert les formulaires de désistement du syndicat aux travailleurs. Il prétend que tous les employés ont unanimement accepté de les signer sans aucune pression.

La FTQ estime au contraire que devant l’intimidation que représentait la menace à peine voilée de fermeture, les employés n’ont eu d’autre choix que de signer les formulaires de désistement.

La FTQ dit croire que les gestes de l’employeur sont illégaux et se dit convaincue qu’ils sont à tous le moins immoraux. Elle a d’ailleurs mandaté ses conseillers juridiques de se pencher sur de possibles recours devant les tribunaux.

La Commission des relations de travail mènera son enquête pour faire la lumière sur ces différentes versions de l’histoire.

Consultez l’article intégral de l’édition du 14 décembre 2009 du site de Radio-Canada.

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