Réaction du STIJM-CSN au communiqué de presse de Quebecor Media – Un discrédit absolu du processus de conciliation, dénonce le syndicat

MONTRÉAL, le 12 nov. /CNW Telbec/ – En réaction au communiqué de presse diffusé en début de soirée hier par Quebecor Media, le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM-CSN) déclare ce qui suit :

Nous déplorons le comportement de Quebecor qui ridiculise le processus de conciliation en intervenant publiquement pour dénigrer la proposition syndicale moins de cinq heures après l’avoir reçue. Au sortir de la rencontre convoquée par le conciliateur, M. Pierre-Marc Bédard, hier après-midi, les représentants patronaux avaient pourtant indiqué qu’ils prendraient quelques jours avant d’y répondre.

En agissant ainsi, Quebecor Media démontre qu’elle négocie à l’encontre des règles prévues par le ministère de l’Emploi pour favoriser le renouvellement des conventions collectives. Le STIJM considère ce discrédit jeté sur les règles établies pour établir un climat de négociation sain comme étant inadmissible, notamment au plan des relations de travail. En attaquant publiquement la proposition syndicale, déposée en bonne et due forme à une rencontre de négociation convoquée par le conciliateur, Quebecor abat ses cartes et montre qu’elle n’a pas réellement l’intention de négocier. Après près de 10 mois de lock-out, nous constatons que la direction met tout en œuvre pour que la pression qu’elle exerce sur ses employés se poursuive pour arriver à ses fins, alors que le journal est de plus en plus distribué gratuitement.

Nous lui demandons de respecter le processus de conciliation et de revenir à la table pour mettre au jeu ce qu’il considère être les conditions pour renouveler la convention collective.

De bonne foi, nous avons tenté de relancer la négociation en présentant à l’employeur, par l’entremise du conciliateur, une nouvelle proposition qui constituait une ouverture importante à l’égard de ses préoccupations (horaires de travail, multiplateforme, multitâche, régime complémentaire de retraite, réduction des effectifs). Ce faisant, nous avons accepté de discuter des points qu’il considérait comme étant prioritaires.

Nous avons toujours refusé de négocier sur la place publique. Nous constatons malheureusement que Quebecor bafoue le processus de négociation en intervenant par la voie des médias.

Si Quebecor n’est pas d’accord avec les avancées faites par le syndicat, qu’elle le dise à la table et, le cas échéant, qu’elle dépose sa propre proposition. Nous agirons en conséquence.

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