Résolutions quant au traitement du harcèlement au SÉTUE

Lors de l’assemblée du 26 novembre dernier, deux résolutions portant sur le traitement des agressions à caractère sexuel ainsi que sur le harcèlement ont été adoptées. L’équipe syndical prendra donc les mesures nécessaires afin d’opérationnaliser ces résolutions et tient en ce sens, à rappeler que le SÉTUE travaillera activement afin de lutter contre la culture du viol et d’établir des mesures concrètes pour protéger et soutenir les victimes d’agression sexuel et harcèlement.

Voici les deux résolutions :

Résolution 1 

Considérant qu’en date du 16 janvier 2014 l’Assemblée générale du SÉTUE a souhaité que le SÉTUE s’oppose à toute forme d’oppression et d’inégalité, notamment au patriarcat, au racisme et à l’hétérosexisme, et qu’il adopte des pratiques et discours féministes;

Considérant qu’il est rare que les victimes d’agression sexuelle et de harcèlement sous toutes ses formes poursuivent judiciairement leurs agresseur-e-s, puisque les processus sont longs et  éprouvants, que la parole des victimes est sans cesse remise en question, ou pour des raisons qui leur sont propres;

Considérant que la défense du ou de la présumé-e agresseur-e qui est offerte dans les autres syndicats est en bonne partie due à la volonté d’éviter d’enfreindre l’article 47.2 du Code du travail, et ainsi nuire au syndicat, plutôt que dans une optique d’aider la présumée victime et offrir un milieu de travail sans oppression;

Considérant que les membres et les élu-e-s du SÉTUE changent trop souvent pour mener à bien un processus sur le long terme tel que la justice transformatrice;

Considérant que les agressions sexuelles et le harcèlement sous toutes ses formes découlent d’inégalités et de rapports de pouvoirs structurels, mais que chaque cas possède ses spécificités;

Que le SÉTUE n’accepte pas un comportement ou des propos sexistes, racistes, homophobes ou transphobes de la part d’un-e de ses membres. Qu’advenant le cas où une telle situation aurait lieu, que le SÉTUE prenne les mesures nécessaires pour sensibiliser, faire cesser ces comportements ou propos et offrir un milieu travail le plus sécuritaire qui soit.   

Que le SÉTUE mette de l’avant en tout temps les ressources anti-oppressions adaptées en matière de prévention et d’aide contre le harcèlement et les agressions à caractère sexuel et qu’il invite ses membres ainsi que toute personne intéressée à y chercher de l’aide.

Qu’advenant un conflit portant sur un cas d’agression sexuelle ou de harcèlement de la part d’un-e membre du SÉTUE, que le SÉTUE puisse ne pas représenter ce membre contre l’employeur. La décision de représentation de ce membre incombe au comité exécutif, et doit être exposée au conseil syndical suivant la décision. Que le comité bien-être puisse en tout temps remettre des propositions à cet effet.

Qu’en parallèle, le SÉTUE travaille activement avec l’UQAM afin de lutter contre la culture du viol et d’établir des mesures concrètes pour protéger et soutenir les victimes d’agression sexuel et harcèlement.

Que le comité bien-être soit chargé de proposer des articles à ajouter aux Statuts et règlements du SÉTUE allant dans le sens de la présente proposition.

 

Résolution 2

Considérant que l’équipe syndicale se veut un espace de confiance mutuelle afin de s’impliquer dans un travail politique commun et que dans le cas d’une accusation d’agression ou d’harcèlement, le lien de confiance est brisé;

Qu’advenant qu’une personne de l’équipe syndicale du SÉTUE soit accusée d’agression sexuelle ou de harcèlement, que la participation de cette personne à l’ensemble des instances du SÉTUE sur lesquelles elle est élue ou nommée soit suspendue.

Que cette personne puisse être réintégrée aux activités du SÉTUE suite à une demande écrite présentée au Conseil syndical comportant une description des démarches entreprises par cette personne.

Que le comité bien-être soit chargé de proposer des articles à ajouter aux Statuts et règlements du SÉTUE allant dans le sens de la présente proposition.