Vote en faveur d’un débrayage à Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Les employés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec se sont prononcés cette semaine en faveur d’un accroissement des moyens de pression pouvant mener à une grève.

Ils ont voté à 89 % pour un débrayage de 24 heures et à 96 % pour des grèves rotatives.

Des quelque 450 employés de l’institution parapublique, 400 d’entre eux travaillent à la Grande Bibliothèque de Montréal et les autres sont répartis dans des bureaux régionaux, notamment à Québec.

Le contrat de travail des employés représentés par le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) est échu depuis le mois de juin dernier.

Le syndicat déplore que les 10 séances de négociations qui ont eu lieu au cours des derniers mois n’aient pas mené à des échanges, ayant duré au total quelques heures. Il précise que les négociations piétinent et que l’employeur accuse réception de leurs demandes sans entreprendre de pourparlers.

« Nous avions entrepris de négocier de bonne foi avec l’employeur, mais puisqu’il ne se passe pratiquement rien à la table de négociation, il est temps de hausser le ton. » — Lucie Martineau, présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec
Selon le SFPQ, les discussions achoppent sur des questions normatives, la titularisation des emplois occasionnels, les conditions de travail du personnel surnuméraire et les demandes salariales.

Le syndicat a expliqué à Radio-Canada.ca que le principal point de désaccord entre les deux parties concerne le statut des employés surnuméraires. Nombre d’employés occasionnels travaillent à temps plein sans bénéficier des avantages globaux du statut. L’employeur leur demande par ailleurs de garantir des disponibilités sans leur garantir des heures de travail en retour.

Le SFPQ demande aussi des augmentations salariales supérieures à celles consenties il y a deux ans, qui étaient de l’ordre de moins de 5 % en cinq ans.

Les syndiqués comptent déclencher la grève au moment jugé opportun, tout en croyant que l’employeur entamera de réelles négociations et fera preuve d’ouverture, souligne le SFPQ

Source: Radio-Canada

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