ABC de la grève

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Le SÉTUE vers la grève

Les employé-e-s étudiant-e-s en grève illimitée à partir du 7 décembre si aucune convention collective n’est acceptée à cette date.

Pourquoi le SÉTUE se dirige-t-il vers la  grève?

Cette grève a pour objectif de faire pression sur notre employeur puisque nous sommes sans convention collective depuis le 1er janvier 2014. Au cours de la dernière année nous avons eues quelques rencontres,  principalement depuis le 2 septembre 2015, avec notre employeur. Nous avons fait plusieurs actions de visibilité, des manifestations internes, des déploiments de bannière, etc. Les choses n’avançaient guère et l’attitude patronale à la table était, jusqu’à tout récemment, fermée et condescendante. Lors de l’assemblée générale du 4 novembre dernier, les membres ont voté à 85% de donner le mandat au SÉTUE d’entreprendre des moyens de pression allant jusqu’à la grève générale illimité. Le 3 décembre nous allons nous retrouver en assemblée générale afin de voir comment les négociations ont avancées afin d’appliquer ou non notre mandat de grève. Si nous ne sommes parvenus à aucune entente à cette date, nous devrions déclancher la grève dès le lundi 7 décembre suivant.

Comment s’applique la grève?

Selon le code du travail, lorsqu’un syndicat est en grève tous et toutes les membres du syndicat doivent cesser leur travail pour la durée de la grève. Du même coup, les salaires normalement versés pendant la durée de la grève seront suspendus par le patronat. En d’autres mots, si nous tombons en grève, du 7 décembre jusqu’à la fin de la grève, vous ne performerez pas de travail pour l’UQAM et ne recevrez pas de salaires de l’UQAM. Cela ne change pour les salaires que vous aviez reçus avant l’entrée en grève et n’a aucun impact sur vos obligations académiques. Pour pallier à la privation de salaire entraînée par la grève, notre syndicat offre 53$ par jour aux membres qui participeront au piquetage et aux autres activités de la grève. Pour recevoir cette indemnité, il faut être présent-e au moins 4 heures par jour lors d’une activité de grève.

S’agit-il d’une grève légale?

Le droit de grève est encadré par les lois du Code du Travail du Québec. En effet, une grève légale ne peut avoir lieu que 90 jours après l’échéance de la convention collective ou qu’un avis de négocier ait été envoyé depuis au moins 90 jours. Comme notre convention collective est échue depuis plus d’un an et demi, soit depuis le 31 décembre 2013, notre grève sera légale.

Que se passe-t-il si notre supérieur-e nous demande de travailler?

La loi sur les briseurs de grève prévoit que  “personne à part les cadres de l’établissement ne peut remplir vos fonctions ou celles des autres salariés en conflit. De plus, à moins d’une entente avec le syndicat, il vous est interdit de remplir vos fonctions et il serait également interdit à l’employeur d’utiliser vos services.

Aussi des mesures pénales peuvent être prises envers l’employeur ainsi qu’à l’endroit des briseurs de grève (art. 109.1) Il n’y a donc aucun travail qui peut être fait lorsque nous sommes en grève.

Que ce passe-t-il dans les laboratoires où des être vivants pourraient voir leur survie en danger?

L’employeur peut engager des employé-e-s qui pourraient s’assurer de la survie des êtres vivants, mais ces employé-e-s ne pourraient pas avoir d’impact sur la poursuite normale des activités et des expérimentations.

Est-ce que l’employeur peut donner des sanctions ou des mesures disciplinaires à des employé-e-s suite à la grève?

Non, à la fin d’une grève ou d’un lock-out, tout-e salarié-e qui a fait grève ou a été en lock-out a le droit de recouvrer son emploi, de préférence à toute autre personne.

Quelles sont nos demandes?

L’assemblée générale a adopté 7 revendications prioritaires à négocier:

  • Établir un minimum d’heures de contrats devant être offerts à chaque session pour l’ensemble des départements;
  • Réduire l’écart salarial entre les personnes salariées du premier cycle et des cycles supérieurs;
  • Des délais plus longs pour déposer un grief lorsqu’il y a infraction à la convention collective;
  • Signer des contrats de protection de la propriété intellectuelle pour que le travail des auxiliaires de recherche soit reconnu;
  • Fin de la distinction entre tâches spécialisées et non-spécialisées qui confine les tâches non-académiques aux petits salaires;
  • Une plus grande transparence dans l’attribution des contrats et une meilleure diffusion de leur affichage;
  • Des contrats signés pour les auxiliaires de recherche (Bien que l’UQÀM ait décidé de l’appliquer l’an dernier, nous voulons le conventionner).

Qui est membre du SÉTUE?

Les membres du SÉTUE sont des étudiantes et des étudiants de l’UQAM qui sont aussi employé-e-s par l’université. Vous restez membres du SÉTUE pour la durée d’une année après la fin de votre dernier contrat de l’UQAM et tant que vous demeurez étudiant-e de cet établissement

Il est à noter que les boursières et boursiers ne sont pas membres du SÉTUE

 

Coordonnées du SÉTUE

En personne, du lundi au jeudi,

de 9h à 16h45, au local V-2390

Par téléphone au 514-987-3000 poste 3234

Et par courriel à permanence.setue@gmail.com

www.setue.net

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