Communiqué – L’UQAM choisit la judiciarisation au lieu de la négociation

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Montréal, le 9 décembre 2015 – Le Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM (SÉTUE) en grève générale illimitée depuis lundi s’est vu imposé, tard hier soir, une ordonnance de la Cour Supérieure visant à limiter le droit de manifester aux abords de l’UQAM. Cette décision fait suite à une demande d’injonction de l’UQAM déposé hier en fin de journée. Le SÉTUE dénonce cette situation.
« Il est déplorable de voir comment la législation du droit de grève permet maintenant au patronat de limiter l’impact des moyens de pression et de contrôler les travailleuses et travailleurs. C’est un peu comme s’il nous disait « Ok, vous pouvez manifester, mais comme je veux et sans trop déranger. » En effet, la partie patronale a choisi la judiciarisation plutôt que la négociation. Malgré l’attitude méprisante de l’administration de l’UQAM, qui se traduit bien à la table de négociation, nous ne baisserons pas les bras et continuerons à nous battre pour une juste reconnaissance de notre travail, » explique Annabelle Sirois, responsable des communications du SÉTUE.
Les membres du SÉTUE sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013. Les emplois occupés par les membres du SÉTUE sont multiples, certain-e-s sont correcteurs et correctrices, moniteurs et monitrices, démonstrateurs, démonstratrices et auxiliaires de recherche. D’autres assurent des fonctions non-académiques comme les placiers et placières à la salle de spectacle ou des préposé-e-s au stationnement.
Judiciarisation ou négociation?
« Au lieu de passer six heures en Cour pour débattre d’une injonction, l’UQAM aurait dû prendre ce temps pour venir négocier. Depuis quelques jours, l’UQAM déplore le fait qu’elle n’a pas eu le temps de nous déposer une contre-offre monétaire. Pourtant, pas plus tard que la semaine dernière, nous avons donné plusieurs jours de disponibilités à la partie patronale. Malheureusement, elle n’a pas daigné nous contacter pour négocier. Au fond, nous n’en serions peut-être pas là si l’UQAM s’était présentée à la table de négociation, » ajoute Chloé Fortin Côté, auxiliaire en enseignement et porte-parole du SÉTUE.
La grève continue
Fort de son mandat de grève, le SÉTUE poursuivra ses activités de mobilisation dans les balises de l’ordonnance de la Cour.
Profil du SÉTUE
Le SÉTUE, section locale de l’AFPC Québec, est un syndicat qui représente sur une base annuelle plus de 3000 travailleuses et travailleurs atypiques œuvrant à l’UQAM. Les membres occupent une variété d’emplois tels qu’auxiliaires d’enseignement (correction, monitorat ou démonstration) ou de recherche, placières et placier dans les salles de spectacle et les employé-e-s du stationnement.
Pour plus d’informations sur nos revendications et la grève, visitez le setue.net.

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