Des offres patronales décevantes pour la santé et les services sociaux

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MONTRÉAL, le 27 mai /CNW Telbec/ – La Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN constate que, contrairement à ce que prétend le ministre de la Santé, Yves Bolduc, les offres du gouvernement ne sont pas une base de règlement valable. Le ministre a soutenu qu’elles étaient « révolutionnaires »… pourtant il y a loin de la coupe aux lèvres !

Le dépôt d’hier du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux représente une nouvelle base de discussions mais ne règle en rien les épineux problèmes éprouvés par le réseau de la santé et des services sociaux et par les salarié-es qui soutiennent les services à bout de bras.

Selon Francine Lévesque, présidente de la FSSS-CSN, « le dépôt patronal est muet sur plusieurs de nos priorités, entre autres l’amélioration de la protection contre la privatisation, l’augmentation de la contribution patronale au régime d’assurance- collective et la mise en place d’un comité sur la conciliation travail-famille-études. »

La Fédération constate que, malgré le retrait des odieuses mesures de récupération, il manque toujours des réponses satisfaisantes à plusieurs des sérieuses inquiétudes de la FSSS, notamment celles créées par le projet de loi 100 et le budget Bachand.

La FSSS représente 110 000 personnes qui occupent tous les types d’emplois : infirmières, préposées, personnel de soutien et des métiers, professionnels, personnel de l’administration et des bureaux. Avec le projet de loi 100, le gouvernement met en péril des milliers d’emplois de ce dernier secteur et attaque gravement le droit de négocier des syndicats. C’est, ni plus ni moins, un décret déguisé en pleine période de négociation !

Il y a donc un lien direct entre ce dépôt et le projet de loi qui attaque les services à la population et les conditions de travail; les pénuries et les surcharges de travail, les portes grandes ouvertes à la privatisation, les abolitions de poste dans l’administration, les réductions dans les budgets de formation vont dégrader davantage le réseau. La FSSS-CSN considère que seules de profondes modifications au projet de loi 100 et des offres patronales respectueuses des besoins des salarié-es permettront d’assurer un véritable développement de nos services publics!

La présidente de la FSSS-CSN, Francine Lévesque, est disponible pour des interviews.

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