Heures rémunérées: la chute continue en 2010

Pour les auxiliaires de recherche et d’enseignement, le nombre d’heures rémunérées a chuté de 30% depuis 2006.

Malgré la signature d’une nouvelle convention collective qui a notamment permis un rattrapage du taux horaire avec nos collègues de l’Université de Montréal (jusqu’à 30% dans certains cas), le nombre d’heures rémunérées n’a cessé de chuter depuis l’année 2006. Les données les plus récentes confirment cette baisse en indiquant que le nombre d’heures rémunérées est de -30,53% par rapport aux données à la même date en 2006. Depuis ce temps, à quelques rares exceptions, chaque cycle de paie est inférieur au cycle de paie du même moment de l’année précédente. Ainsi, le nombre d’heures rémunérées était de 637 378 à la mi-octobre 2006 et est de 442 809 au même moment en 2010. Le tableau suivant illustre cette baisse:

Tableau heures rémunérées

La baisse des données est également importante en ce qui concerne le nombre de membres rémunéré-e-s par cycle de paie: -13,22% par rapport à 2006. On observe cependant une légère augmentation par rapport à la même période en 2009, soit +4,6%. Quant à la masse salariale globale, c’est-à-dire l’adition de l’ensemble des paies versées à chaque membre du SÉTUE, elle est en diminution de -0,76% par rapport à 2006, malgré les hausses salariales importantes que nous avons obtenus suivant la signature de notre convention collective l’an dernier. Évidemment, ces hausses de salaires ont augmenté la masse salariale globale (+23% par rapport à 2009), mais la baisse du nombre d’heures rémunérées vient annuler complètement ce gain. À cet égard, nous avons reçu de nombreux appels de membres signalant qu’ils ou elles s’étaient vu couper un nombre d’heures proportionnel à l’augmentation salariale consentie et ce, pour des tâches parfaitement similaires à celles du contrat précédent la nouvelle convention.

Depuis le début de l’année, le SÉTUE a produit trois recherches visant à expliquer certains aspects de la diminution du nombre d’heures: projections (guères reluisantes), étude sur le financement de la recherche à l’UQAM et une étude plus globale produite par Alexandre Leduc. Le comité de mobilisation s’est vu confié la tâche de mener à bien une campagne «terrain» sur cette baisse du nombre d’heures rémunérées et le conseil syndical a récemment appuyé l’idée de créer un comité de recherche afin d’en savoir plus sur cet enjeu. L’exécutif est à préparer un plan d’intervention auprès de la direction. Bref, «la machine est en marche». Il est cependant essentiel de rapporter à votre responsable à la convention collective (responsablecc.setue@gmail.com) toute diminution d’heures suspecte. Si notre nombre d’heures rémunérées diminue, nos obligations à l’égard de notre loyer, de l’épicerie et, dans un nombre grandissant, de notre famille, de disparaissent pas.

Et l’unité 2 ?

L’unité 2 est composée d’employé-e-s étudiant-e-s qui effectuent des tâches d’appoint et de support. On y retrouve les réseaux socioprofessionnels, les placiers et placières des théâtres ou encore les employé-e-s étudiant-e-s qui effectuent des tâches comme le prêt d’équipement au Centre sportif ou l’accueil des nouveaux/nouvelles étudiant-e-s.

Les données les plus récentes démontrent que cette unité a pleinement profité des nouveaux avantages de la convention collective. Non seulement la masse salariale est en augmentation (+49% par rapport à 2009 et +33% par rapport à 2007, première année suite à la syndicalisation), mais également le nombre d’heures rémunérées (+17% par rapport à 2009 et +3% par rapport à 2007) et le nombre de membre y est relativement stable (une moyenne variant de 110 à 120 par cycle de paie). Cependant, la facultarisation pourrait venir fragiliser ces acquis, notamment en ce qui a trait aux Services à la vie étudiante. Même si la campagne de mobilisation sur le nombre d’heure vise les auxiliaires d’enseignement et de recherche, l’exécutif et les délégué-e-s syndicaux restent vigilants par rapport à l’unité 2 et les risques liés à la facultarisation.

2 Comments

  1. Effectivement. Dans les monitorats, la réaction lorsqu’on a su qu’il y avait augmentation de salaire a été de couper les heures de 0,5 heures, soit l’équivalent de l’augmentation.

    Pour l’assistanat de cours, les «heures payées» sont en chute libre… alors qu’il y avait déjà un nombre important d’heures de bénévolat! Difficile de rouspéter quand il y a une masse d’autres étudiants qui sont prêts à prendre ta place et à faire le bénévole.

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